Je regardai alors Boris s'avancer vers moi. Sans dire mot, il me leva et me colla face au mur. Je souriais. Il me murmura alors dans l'oreille.
- Je crois que l'on avait pas finit, tout à l'heure..
Je sentis alors sa serviette blanche tomber à terre, une de ses mains passer dans mon dos, et l'autre attraper ma taille. Il se rapprocha de moi. Et c'est là que mon sourire disparu. Je perdis totalement mon sang froid. J'avais dans ma tête, comme une interdiction de faire ça. Je lui fit volte face, lui plaquant mes mains sur son torse.
- Boris je ...
Il posa sa main sur ma bouche et enleva de lui même ma serviette. Mon c½ur battait. Fort. Mais pas de désir. Non. De peur. Il passa ses lèvres dans mon cou puis les remplaça par ses mains. Je tournai la tête.
- Écoute moi Boris...
Sans prendre en comte mes propos il passa sa bouche sur ma poitrine et descendit lentement. Je me plaqua au mur, horrifié. Je craignais que des larmes se mettent à couler. Je le poussa en arrière et je tomba sur lui. Il ria et me regarda d'un air pervers.
- Tu veux prendre les devants, Nicola...
- Non, je...
Sans me laisser le temps de terminer, il déposa ses lèvres sur les miennes, et je ne pu lui refuser... Alors que ce baiser lui plaiser énormément vu son entreinte, moi, je me poser des questions, à une allure déchénante. Pourquoi, même si mon corps réagissait de plaisir en le voyant, je ne voulais pas faire l'amour avec lui? Non pas parce que je le voyais comme un frère, oh non, loin de là, je le désirait, pourtant...Pourquoi quelque chose me bloquait? Ce n'étais pourtant pas l'envie qui me manquait... Alors qu'il cessa de m'embrasser, je posa mes mains sur ses joues.
- Je ne peux pas...
Il caressait maintenant mon dos.
- Nicola...
Il soupira puis repris.
- Ca fait combien de temps que tu n'as pas fait ce type d'acte?
Perdu dans ma mémoire je chercher comme un dératé le pourquoi du comment. Pourquoi je refusais toute relation sexuelle. Pourquoi je m'était renfermé sur moi même et ne parlait plus à personne. Pourquoi, pourquoi... J'ai toujours fait l'amour avec des femmes ou des hommes, et j'ai toujours stimulé. Mais arrivé à un moment, je n'ai même plus voulu faire ce genre de chose. Comme une sorte de blocage. Je rougis de honte.
- Ca ne va pas? Ce n'est pas grave si tu veux pas, ça fait longtemps que...
Je le regarda, perdu. Je ne voulais pas qu'il pense des inepties. Je me pencha alors sur son visage et lui offrit mes lèvre qu'il accepta sans demander son reste. Intérieurement, je priais pour que quelqu'un vienne nous chercher. Les minutes s'écoulaient et personne ne venait à mon aide. Les choses s'amplifiaient avec Boris, et personne ne venait. Quand je réalisais ce que j'étais en train de faire, je serra mes poings et une nausée que je calma m'envahit. Aucun plaisir ne monter en moi, comme celui de Boris. Lui, il criait de plaisir, il était bien. Moi j'avais l'impression de servir de jouet, de n'être là que pour çà. Les personnes avec qui j'avais entreprit des relations intimes ne faisaient qu'en faite, profiter de moi. Comme un viol. Comme quelque chose que l'on ne peux dire à personne, on meurt à petit feu, on se repli sur soi même, on rentre dans sa coquille. On est bon que pour le plaisir des autres. Moi, ce que je voulais, c'est rencontrer une personne, pas pour le sexe seulement, non, moi avant tout je voulais de l'amour. Je compris alors ce qui me gênait tant chez moi... Puis je revint à la réalité en sentent Boris se retirer de moi.
- T'es un super bon coup, Nico'...
Il se releva, mit sa serviette comme à sa venue puis partit, l'air de rien. Moi, je resta là, effondré, allongé à terre. Sentant mes larmes glisser de mes yeux, je posa mes mains sur mon visage... "T'es un bon coup, Nico"... Je ne veux pas que l'on me dise sa, à moi, je veux juste que l'on me dise "je t'aime" ou ce genre de propos... Chose que l'on ne m'avait jamais dite. Ni Papa, ni Maman, ni personne... Seul Stéphane avait essayé, mais il n'y est pas parvenu. Alors que j'avais mes réponses à mes questions, alors que ma perturbation était à son comble, on toqua. Je me précipita du plus vite que je pu à ma serviette et prit mon portable entre les mains. Oli de Sat entra.
- T'es prêt? On fait la deuxième partit.
Il ria. J'en fit de même, faussement. Et avec regret je le suivit, la tête baissée. Une fois arrivé à la salle, je vis Boris qui se faisait prendre en photo, nu, cachant sa partit qu'il avait utilisé il y a quelque seconde auparavant. Je m'assis sur une chaise.
- A toi, Nicola.
Oli' me poussa vers les projecteurs, et en passant, je croisa le chemin de Boris qui passa sa main sur mes fesses. Je ne fit rien. Je m'étais fait violer, seulement pour son plaisir, seulement pour lui... J'arrivai devant les projecteurs.
- Bon alors, on va te mettre dans des positions bien orgasmique, histoire qu'on ai envie de te faire l'amour.
Je leva le regard noir sur le photographe. Prenant ça à la rigolade, il poursuivi.
- Ouais, enfin, tout le monde a envie de te sauter déjà quoi, mais bon, je sais que t'aime ça.
Il rigola de plus belle et mes collègue aussi. Ne savant ou donner de la tête, la colère en moi, je m'enfuis en courant, passant dans ma loge, m'habiller, prenant mes cigarettes et mon briquet, et repris ma course, pour ouvrir une grande porte donnant sur l'extérieur. Assez occupé à lutter contre mes larmes, je ne prit pas le temps de regarder l'espace dans lequel je m'étais engagé. Une brise m'indiqua que je me situais dehors. J'allai m'appuyer contre un grand mur de pierre et alluma la cigarette pour la porter à ma bouche. Je ferma les yeux. Je ne voulais plus penser à rien. C'est là que j'entendis une douce voix, mélodieuse.
- Et 1, 2, 3,Alice est née au pays des cauchemars,Je voudrais juste la rassurer,Et 1, 2, 3, Alice est tombée dans un trou noir,Je pourrais peut-être la sauver,Et 1, 2, 3, Alice est née dans un endroit,Un endroit qu'il ne fallait pas,Et 1, 2, 3, Alice au pays des étoiles,J'espère que tout ira bien,Mais c'est qu'ici il n'y a plus de place,Pour qu'elle puisse grandir davantage...
Et c'est tout pour l'instant.
T'aimes? Tes pensées?
Tes réactions?
La suite, quand je veux.